| Jean de Nivelles |
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La tourelle sud de la Collégiale Sainte Gertrude de Nivelles est ornée d'un petit guerrier de huit pieds de haut (soit 2,08 m.), habillé de plaques de laiton doré et armé d'un marteau. Son poids est de 350 kg. On l'appelle Jean de Nivelles.
Il ne faut pas voir dans l'automate nivellois un héros historique ou légendaire, encore moins un monument commémoratif. C'est un simple jaquemart de caractère local.
Autrefois, en effet, au sommet des monuments publics, un veilleur signalait l'approche des ennemis, les incendies qui éclataient, etc. Antérieurement aux horloges, ils annonçaient les divisions du temps. Est-ce pour garder le souvenir de ces guetteurs que l'on fabriqua des hommes en métal ? C'est très probable.
Jean de Nivelles serait né vers 1400. Il avait été placé sur la tour de la maison communale, qui se trouvait dans la partie inférieure de la grand place. Aussi longtemps qu'il officia à l'hôtel de ville, les textes ne lui donnent pas de nom. En 1525, c'est "l'homme qui frappe les heures" et en 1535 "l'homme de keouvre" (cuivre).
Pourquoi baptisa-t-on notre jaquemart "Jean de Nivelles" ?
Jean de Nivelles sonna les heures jusqu'au début du XVIIIème siècle. En 1702, une horloge, munie de quatre grands cadrans, fut placée dans la tour centrale de la collégiale. À partir de cette époque, la grosse cloche de la tour sonna les heures tandis que Jean ne battit plus que les demies en frappant de son marteau une cloche placée à côté de lui.
Le soir du mardi gras 1859, la foudre alluma un incendie qui ravagea la collégiale. Jean de Nivelles survécut au sinistre mais était réduit à l'immobilité, sans carillon, sans mécanisme.
Du haut de la tourelle sud de la collégiale, un automate muni d’un marteau sonne les heures et les demies, comme au temps où la cloche réglait la vie quotidienne de la cité. Habillé de plaques de laiton doré, Jean de Nivelles, aux allures de petit guerrier, avec cimier, cuirasse et jupette, mesure 2,08 m. et pèse 350 kg.
Il ne s’agit nullement d’un héros historique ou légendaire, mais d’un simple jacquemart de caractère local : ces mannequins de métal, qui marquaient le temps avant la diffusion des horloges, rappelaient sans doute les guetteurs placés au sommet des bâtiments publics pour signaler l’approche des ennemis ou les incendies. Initialement il se trouvait d’ailleurs sur la tour de la maison communale, située entre la rue de Namur et l’actuelle rue des Vieilles Prisons, d’où il fut transféré à la collégiale en 1617.
Jean de Nivelles personnifiait le type familier du vétilleur, du chipotier, du ‘Djan farfouye’. Sa bonhomie en a fait le héros de chansons populaires composées en français et en dialecte, souvent empreintes de fraîche naïveté.
Il sonna les heures jusqu’au 18e s. En 1702 une horloge munie de quatre grands cadrans fut placée dans la tour centrale de la collégiale. La grosse cloche de la tour sonna alors les heures, laissant à Djan-djan les demies.
En 1940, sous le bombardement allemand, la collégiale est incendiée, le clocher s’effondre, mais Jean de Nivelles, miraculeusement épargné, reste solidement accroché à sa tourelle. Il narguera l’occupant pendant quatre ans et le matin du 21 juillet 1944, pour la fête nationale, il arbore le drapeau belge! Malheureusement, le 3 septembre de la même année, lors des derniers combats pour la libération de la ville, il est mitraillé et des balles endommagent son casque, sa tête et son corps. Aujourd’hui, un nouveau carillon égrène sa ritournelle à l’heure et à la demie et Djan-djan restauré, redoré, tout chargé du passé de la cité, continue d’incarner l’esprit aclot et de veiller sur sa ville...
vive Djan-Djan
Quand Djan-Djan èst dèskindu Avè l’rûwe dè Mons à s’cu Abiyî in pèlèrin Pou fé rire tous lès djins (Refrain) vive Djan-Djan, vive Djan-Djan c’èst l’pus vî ome dè Nivèle vive Djan-Djan, vive Djan-Djan c’èst l’pu vî d’nos-abitants Quand l’pieufe mèt l’Dodaine à boûrd Ele dèsgouline su s’grand coûrp Mins quand l’solèy ès’t-à s’djeu Vos dîrîrz qu’i va prinde feu Vive Djan-Djan Par nût, minme sans clér dè bèle l rlût come ène qrande èstwèle Lès tchap’soris, lès tchafaus L’guidont d’vant d’soûrti d’leûs traus vive Djan-Djan Li qui stoût d’djà vî tchoupère Pou lès parints d’nos grand-pères Yun sûvant l’aute i nos vwèt Monter l’ fauboûr Chalèrwè vive Djan-Djan Quand d’passe in vûwe dè s’tourète Djé li fé râde ène clignète Dje l’voûroû chokî du cousse ln li d’zant : «c’èst mi, vî cousse» ! vive Djan-Djan Quand Djan-Djan i sâra moûrt On l’min-ra jusqu’au fauboûrg Avè sès deus pîds pa-d’vant Eyè s’boudine au mitan ! vive Djan-Djan
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